Communiqué des Verts concernant la sécurité à Saint Laurent entre autre.

Publié le par Sortir du Nucléaire 41


Bonjour à tous,

Vous trouverez ci-joint un communiqué de presse du groupe des élus écologistes au Conseil régional. Nous avons écrit cette semaine aux Préfets du 37, du 41 et du 45 au sujet des anomalies concernant les réacteurs de 900 mégawatts, dont ceux de Chinon, Saint-Laurent et Dampierre.

Bien à vous.

Gaël Le Coroller
 
Anomalies dans les centrales de Chinon, Saint-Laurent et Dampierre :
les élus écologistes écrivent aux Préfets
 
Le  11  février,  c’est  par  le  réseau  « Sortir  du  nucléaire »  que  les  citoyens  des  territoires  concernés  ont  été
informés  de  la  découverte  d’une  anomalie  de  série,  non  résolue,  sur  les  34  réacteurs  de  900  mégawatts  du
parc nucléaire français, dont 10 en région Centre dans les centrales de Chinon, Saint‐Laurent et Dampierre. 
 
En réalité, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) s’était contentée d’un avis sibyllin publié sur un site Internet, sans
aucune autre procédure d’information des citoyens ni même de leurs élus.
 
L’ASN  écrivait  cette  phrase  particulièrement  inquiétante :  « en  situation  accidentelle,  pour  certaines  tailles  de
brèche du circuit primaire principal, l’injection de sécurité à haute pression pourrait ne pas permettre de refroidir
suffisamment  le  cœur  du  réacteur ».  Or  la  perte  de  refroidissement  du  cœur  d’un  réacteur  est  un  des  deux
évènements les plus redoutés – avec l’accident de criticité – qui doivent donc être au centre de toutes les règles
de sûreté. 
 
En  outre,  l’information  de  l’ASN  précise  qu’EDF  « envisage »  de  mettre  en  place  « une  instrumentation  par
ultrasons permettant de mesurer de manière plus précise les débits injectés ». Dans un premier temps, des essais
seraient réalisés début 2011 sur un réacteur. « En fonction des résultats obtenus sur ce réacteur, cette solution
sera  implantée  sur  l’ensemble  des  réacteurs  concernés  par  cette  anomalie ».  On  frise  l’irresponsabilité.  Que  se
passera‐t‐il d’ici là si un accident survient ? Que fera‐t‐on si les premiers essais sont infructueux ?
 
Le groupe des élus écologistes au Conseil régional du Centre a donc écrit aux Préfets d’Indre‐et‐Loire, de Loir‐
et‐Cher et du Loiret, afin de leur poser quelques questions évidentes et légitimes :
 
Existe‐t‐il  un  système  complémentaire  au  système  d’injection  de  sécurité  en  cas  de  perte  de
refroidissement du circuit primaire ?
Comment se fait‐il que ce défaut ne touche que les réacteurs de 900 mégawatts ? Est‐ce que les
instruments de mesure des paliers suivants sont plus fiables et précis ? Si oui, pourquoi n’ont‐ils pas
été déployés sur les 900 mégawatts ?
Comment expliquer que cette anomalie n’ait jamais été détectée lors des visites décennales des
réacteurs ?
Quelles sont  les  mesures qui ont  été  imposées  à  l’exploitant pour  remédier  au plus  vite  à  cette
situation ?  Un  arrêt  de  réacteur  est  généralement  la  solution  retenue  dans  ce  genre  de  cas :  a
minima, une baisse de puissance est‐elle envisagée ?
 
Quelques  jours  plus  tard,  EDF  s’est  vue  obligée  de  révéler  l’existence  d’une  autre  anomalie  compromettant  la
sûreté sur 19 réacteurs, impliquant elle aussi Chinon, Saint‐Laurent et Dampierre. Il s’agit de l’usure prématurée
des  coussinets  des  groupes  électrogènes  de  secours,  usure  qui  peut  entraîner  leur  défaillance.  Ces  groupes
électrogènes sont censés prendre le relais en cas de perte d’alimentation électrique extérieure, pour continuer à
assurer les fonctions « vitales » de la centrale. 
 
Dans notre région, les réacteurs en cause ont aujourd’hui entre 25 et 30 ans. En repoussant la fermeture de
réacteurs  vieillissants  dont  la  sûreté  est  défaillante,  les  autorités  imposent  à  la  population  un  risque
inacceptable. Il convient d’enclencher dès à présent un plan de transition vers un avenir sans nucléaire, basé
sur une réduction significative de la consommation énergétique et sur le développement massif des multiples
énergies réellement renouvelables.
 
Pour le groupe des élus écologistes, le Président, Jean Delavergne 

Publié dans Saint-Laurent des Eaux

Commenter cet article