L’ASN demande l’arrêt de la centrale du Tricastin

Publié le par Sortir du Nucléaire 41

Le Monde :

Le « gendarme du nucléaire » justifie sa décision par le risque d’inondation de la centrale située non loin du Rhône, l’une des plus anciennes du parc français.
 
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Communiqué de SDN :

Tricastin : mise à l’arrêt de la centrale et non-reprise des activités de deux installations d’Areva

Communiqué du 28 septembre 2017

Ce jeudi 28 septembre 2017, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a demandé à EDF de mettre à l’arrêt dans les plus brefs délais la centrale nucléaire de Tricastin, et à AREVA de ne pas remettre en service deux de ses installations (Comurhex 1 et W) sur le même site, en raison des risques de ruptures de digue en cas de séisme.

Le site nucléaire de Tricastin est un des plus importants sites nucléaires d’Europe. En plus de la centrale, il compte de nombreuses installations, civiles et militaires, et notamment d’enrichissement du combustible qui utilisent des procédés chimiques très dangereux.

Suite à l’accident de Fukushima, EDF a dû réaliser des études géotechniques pour s’assurer de la résistance de la digue du canal qui longe le site nucléaire. Cette digue se situe sur une zone de sable qui serait susceptible de céder en cas de "séisme majoré de sécurité" (séisme maximal historiquement vraisemblable).

Si un séisme important survenait dans la zone, cela causerait l’inondation du site, et potentiellement, un accident majeur, comme cela s’est produit à Fukushima après le tsunami.

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Le Blog de Sylvestre Huet :

L’Autorité de sûreté nucléaire est-elle trop sévère ?

Les quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin sont à l’arrêt. Sur ordre de l’Autorité de Sûreté nucléaire, émis le 27 septembre. Grognant que cela ne lui semblait pas nécessaire, EDF a respecté l’ordre. Et, du 30 septembre au 4 octobre, les équipes du Tricastin ont successivement mis à l’arrêt les réacteurs, privant le système électrique des 4×900 = 3600 MW de puissance de la centrale. Cette décision et l’obéissance immédiate de l’industriel confirment l’effectivité du pouvoir de contrôle de l’ASN dont la décision ne peut être contournée, que ce soit par l’industriel ou par le gouvernement. Elles posent toutefois une question : l’ASN serait-elle trop sévère ?

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