Plutonium dans la Loire

Publié le par Sortir du Nucléaire 41

Un résumé (rédigé par Dominique Boutin) de 2 documents de l'IRSN à propos de la présence de Plutonium dans la Loire.

 

« En bref…

Les concentrations en 238Pu et 239, 240Pu et les rapports d’activité 238Pu/239, 240Pu mesurés

dans l’archive sédimentaire collectée le 21 juillet 2015 à Montjean-sur-Loire attestent de

rejets d’origine industrielle dans la Loire, qui pourraient avoir pour origine les accidents

survenus en 1969 et 1980 sur les unités SLA1 et SLA2 du CNPE de Saint-Laurent-des-Eaux. »

Par ces mots, l’IRSN, notre expert public, reconnait et conclue que lors de deux accidents distincts sur les réacteurs de Saint-Laurent-des-eaux, il y a bien eu rejets de Plutonium dans les eaux de La Loire aux deux dates indiquées.

Jusqu’en 2014, ces fusions de barres d’Uranium, avec rejet dans le milieu naturel, étaient très peu connues, sauf de quelques experts et des institutions toujours aussi « discrètes » sur les événements nucléaires.

En réalisant son film : « les mensonges du nucléaire », Canal+, a remis au-devant de la scène ces événements que les autorités ont très vite démenties, puis finalement, reconnues.

Deux rapports officiels viennent à présent confirmer et en expliciter les caractéristiques, classant ces accidents au niveau 4 de l’échelle INES : « accident nucléaire avec rejet dans le milieu », rejets qualifiés de non-impactant pour les hommes et pour l’environnement. Ils restent cependant les accidents les plus importants en France.

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Cette conclusion rassurante est cependant bien sujette à caution, dans un Etat nucléaire qui n’aura cessé de mentir et/ou édulcoré tous les événements atomiques depuis des décennies.

Du plutonium s’est bien échappé de deux réacteurs de SAINT-LAURENT,

Il s’est bien déversé dans La LOIRE,

Des sédiments proches d’ANGERS en portent la trace,

Les deux accidents ont bien été définis qui précisent les faits,

Pourquoi, dès lors conserver encore le « conditionnel » laissant planer un doute sur la relation entre les faits ?

Des sédiments à ANGERS portent la trace de ce Plutonium évacué de SAINT-LAURENT, parce qu’on les y a cherchés. Qu’en est-il en d’autres lieux et notamment dans des sites de prélèvements pour l’eau potable ?

Mais ces vieux réacteurs qui ont cessé de fonctionner depuis 30 ans portent en leur sein, des résidus fondus qui n’ont pu être évacués lors de leurs Mises à l’Arrêt Définitif. Quels impacts faut-il prévoir lors de leur futur Démantèlement, avec quels risques pour les travailleurs, les riverains et l’environnement ?

Le nucléaire : un héritage sans fin !

 

Lien vers les rapports de l'IRSN

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