Un "nouveau" mode de gestion à EDF

Publié le par Sortir du Nucléaire 41

La rentabilité fait-elle courrir des risques ?

 

Source : Les Echos (18/3/2016)
http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/021773965617-macron-sil-y-a-besoin-de-recapitaliser-edf-nous-le-ferons-1207858.php

Sur EDF, Emmanuel Macron veut des efforts partagé

 

Source : L’Usine Nouvelle (17/3/2016)
http://www.usinenouvelle.com/article/a350-e-fan-ariane-6-quand-le-nucleaire-s-inspire-de-l-aeronautique.N384137
A350, E-fan, Ariane 6… Quand le nucléaire s'inspire de l’aéronautique

 

Source : Le Parisien / AFP (17/3/2016)
http://www.leparisien.fr/economie/macron-hue-par-des-salaries-d-edf-a-la-centrale-nucleaire-de-civaux-17-03-2016-5634931.php
Macron hué par des salariés d'EDF à la centrale nucléaire de Civaux

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cderon 21/03/2016 10:38

Une "leçon" de bonne gouvernance Par le patron de Benéteau :
Le projet de réacteur nucléaire anglais pourrait bien être le match de trop pour EDF .

Après avoir broyé le XV de France, l'Angleterre pourrait infliger un sort douloureux à un autre joyau français, EDF. Non que le projet d'EPR d'Hinkley Point puisse à lui seul faire vaciller le géant français, mais parce que cet investissement à 23 milliards d'euros pourrait bien être le match de trop pour une entreprise à bout de souffle. Tout le paradoxe est là : sous le maillot rouge et blanc étincelant se trouve une entreprise exsangue. Bien que très profitable, EDF est confronté à un déficit de cash structurel et à un bilan profondément déséquilibré. Les passifs présents et à venir sont dopés aux amphétamines : investissements courants, coûts du « grand carénage » nucléaire, régimes de retraite, dividendes généreux attendus par l'actionnaire étatique… Au même moment, l'entreprise ne parvient plus à générer un cash-flow positif, dans un contexte d'ouverture du marché, de montée en puissance des énergies renouvelables et de chute des prix. Les agences de notation, qui ont mis EDF sous surveillance négative, pourraient aussi s'en mêler et aggraver la situation. Face à l'ampleur des besoins, l'actionnaire public se trouve devant une équation difficile à résoudre. Comment donner une perspective à l'entreprise et à ses salariés alors que le « business model » doit être revu de fond en comble ? Comment sauver le patrimoine actionnarial de l'Etat, qui pourrait ne plus rien valoir si l'endettement global n'est pas maîtrisé ? Comment ne pas spolier au passage les minoritaires, à qui l'on avait vendu une valeur de rendement stable et protégée par son statut public ? L'heure des choix a sonné et ils seront forcément douloureux.

Président du directoire du groupe Bénéteau.